Service de Santé
au Travail de Périgueux,
Sarlat et Nontron

Nous veillons
sur 6493 entreprises
adhérentes

et plus de 46 136 salariés répartis en Dordogne
Test

Conseil auprès
des employeurs
et des salariés

sur le bien être au travail, la santé et la sécurité

Le mot du président

Philippe FRANCOIS a été récemment interviewé par Suzanne BOIREAU-TARTARAT dans REUSSIR LE PERIGORD, du 27 septembre.

Quelle menace sentez-vous peser sur la Santé au travail, structure que vous présidez de­
puis trois ans pour Périgueux, Sarlat et Nontron ?
Un rapport destiné au gouverne­ ment préconise de nationaliser la santé au travail, ce qui pose un certain nombre de questions car la responsabilité finale de
sécurité et de santé au travail restera celle de l'employeur. C'est ainsi qu'a été conçue la prévention des risques au travail parmi les grandes lois sociales d'après-guerre. Ce qu'on appelait alors Médecine du travail a évolué de 1946 à 2019 dans les 250 ser­ vices interentreprises de France. Les sociétés de plus de 500 sala­ riés ont leur propre organisation ; la MSA fonctionne aussi à part. Cela peut paraître complexe, mais tout fonctionne bien. C'est l'un des rares systèmes de gestion paritaire entre syndicats patronaux et salariés, avec huit administrateurs de chaque et une commis­ sion de contrôle composée aux deux tiers de salariés représen­ tant les 46 350 employés de nos 6 500 entreprises adhérentes. En 2009, une première évolution a marqué le service, passé de la "médecine du travail" à la "santé au travail" pour refléter un ensemble de thématiques, jusqu'à la notion de bien-être. Nous intervenons même dans la sphère de la santé publique puisque nous allons bientôt signer un protocole avec le Grand Périgueux, et nous participons à des opérations partenariales avec l'ARS. Nous sommes aussi le seul service de santé en France à conduire une étude opérationnelle sur la télémédecine du travail.

La réforme empêcherait-elle cela ? Que craignez-vous ?
Le projet consiste à tout casser pour créer une agence nationale, administrée par l'État, avec un directeur nommé et 13 agences ré­ gionales. Cela pose un problème de proximité: le bassin d'emploi de Périgueux n'a rien à voir avec celui de Poitiers ou de Bordeaux. Ici, je connais les entreprises, petites ou grandes, nos médecins, infirmiers, psychologues, l'ensemble de nos 57 salariés sont aussi en contact avec elles. Le projet prévoit un service régional alors que notre mission repose sur l'adéquation au terrain, avec une gouver­ nance locale. Les cotisations et les orientations budgétaires sont vo­ tées ici en assemblée générale alors que le rapport prévoit une cen­ tralisation par l'Urssaf. La question patrimoniale se pose aussi car nos locaux sont ceux des entreprises qui ont cotisé. Nous n'avons pas peur des réformes, nous les mettons en œuvre : nous sommes parmi les premiers à étudier l'opportunité d'un regroupement de services en Dordogne, avec Bergerac. L'objectif est d'y arriver en fin d'année; et de continuer à simplifier, pour plus de lisibilité.

PROPOS RECUEILLIS PAR SUZANNE BOIREAU-TARTARAT

Philippe François, Président du conseil d'administration
Philippe François
Président du conseil d'administration

Le SIST en chiffres

46 350
salariés accompagnés
6 477
entreprises adhérentes sur les secteurs de Périgueux-Sarlat-Nontron
13
médecins du travail à votre écoute
17
11 infirmières en santé au travail et 6 IPRP/Intervenants en Prévention des Risques Professionnels
58
Lieux de consultation
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